Dossiers, analyses et réflexions prospectives sur les transformations informationnelles, numériques et démocratiques.
L'information n'est plus seulement un bien culturel ou un outil de communication. Elle est devenue l'infrastructure même sur laquelle reposent nos institutions, nos économies et nos démocraties. Comprendre ce basculement est une condition de toute action politique lucide.
Les algorithmes qui décident ce que nous voyons, ce qui est amplifié et ce qui est effacé exercent un pouvoir éditorial sans précédent dans l'histoire des médias. Ce pouvoir est-il compatible avec les exigences d'une démocratie délibérative ?
Alors que les grandes plateformes concentrent les flux d'information à l'échelle mondiale, un mouvement inverse émerge : celui des infrastructures numériques locales.
Toute technologie encode des valeurs, des choix et des visions du monde. Prétendre à la neutralité, c'est masquer les décisions politiques incorporées dans les systèmes.
L'attention est devenue la ressource la plus convoitée de l'économie numérique. Penser une écologie de l'attention, c'est repenser les conditions de la pensée collective.
Les données générées par nos déplacements, nos transactions et nos interactions dans les espaces urbains sont captées, stockées et monétisées par des acteurs privés.
Les interfaces numériques ne sont pas des fenêtres neutres sur l'information. Elles structurent activement nos modes de perception, d'attention et de raisonnement.
Les algorithmes de recommandation créent des expériences individualisées qui fragmentent progressivement la sphère publique et l'espace culturel partagé.